La 3D au secours de la médecine

En quelques années, l’impression 3D a connu des avancées importantes, passant du simple gadget à l’outil indispensable, véritable moteur d’avenir. Dernièrement, elle s’illustre dans le domaine de la médecine, s’imposant comme une solution révolutionnaire pour de nombreuses pathologies.

Des applications multiples

En termes d’outils pratiques, l’impression 3D permet notamment de réaliser des prothèses, des plâtres plus facile à porter et à entretenir (ventilés et lavables), mais aussi des corsets parfaitement moulés à la morphologie du patient.

Elle permet également de modéliser les corps de patient, en vue d’une préparation avant une intervention. C’est grâce à ce type d’utilisation que les médecins Louisville (USA) ont pu s’entraîner sur une réplique parfaite du cœur d’un nourrisson avant de réaliser une lourde opération, évitant ainsi bien des complications.

L’impression 3D au service de la chirurgie

Polygon_faceMais l’impression 3D permet aussi de (re)construire les corps.

En février 2014, par exemple, une équipe américaine de l’université Cornell (New York) réussi à fabriquer en moins d’une journée une oreille parfaitement fonctionnelle, à partir de l’image d’un patient et d’une imprimante 3D. Celle-ci a pu être implantée, et, très vite, un cartilage naturel est venu remplacer le moule de collagène initial. Cette technique permet donc de réaliser des reconstruction chirurgicale bien moins lourdes, mais aussi complètement personnalisée !

On a également vu des applications performantes dans le domaine cardiaque, et notamment pour contrer des malformations de naissance, sauvant ainsi des bébés qui, sans elle, auraient certainement dû passer leur vie sous assistance respiratoire.

Plus étonnant encore, la réalisation en début d’année d’une complète boite crânienne en plastique, entièrement fabriquée en impression 3D pour remplacer celle d’une patiente atteinte d’une grave maladie qui se détériorait peu à peu, et dont l’issue aurait été fatale.

La prochaine étape : la bio-impression, permettant d’obtenir des organes avec de vraies cellules biologiques, pour, in fine, résoudre de nombreux problème liés aux manques d’organe et à la compatibilité pour des greffes.

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